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Lorsque j'ai eu l'âge
de marcher, voire de courir dans la propriété de mes
grand-parents près de Bordeaux, je n'ai eu de cesse de suivre
les conseils de Marie, la cuisinière, qui me racontait que,
pour attraper les oiseaux, il fallait leur jeter du sel sur la queue.
Cela ne marchait pas. Il y avait toujours une bonne raison, un détail
de la technique, que je n'avais pas parfaitement mis en uvre,
qui faisait que mes chasses restaient infructueuses. Mais, je ne
me décourageais jamais. Plus tard, j'ai eu une fronde puis
un arc, fabriqués par son mari le menuisier. Mais ce n'était
guère plus efficace. A peu près au même âge,
mon grand-père, qui était maître d'équipage,
me mit à cheval. A l'âge des chevaux de bois, je chassais
déjà à cheval, monté sur un poney irlandais,
dans l'immensité de la forêt des Landes. A 14 ans,
je ne suivais plus la chasse, je chassais réellement, trompe
autour du cou, faisant les grands devants ou le pied pour aider
à relever un défaut. Bon sang ne saurait mentir. Aucun
hasard donc, si mes premières peintures aient été
des "trophées de chasse", mon premier véritable
tableau ait eu comme thème la vénerie et que, si je
prends ma plume pour écrire, mes contes soient essentiellement
des récits de chasse.
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