| La première
fois que nous sommes venus à Ré, j'avais aimé voir
au marché les enfants de l'ile vendre leurs productions artisanales,
bouquets, dessins, colliers en pépins. Je trouvais cela charmant.
Par ailleurs, je trouvais astucieux qu'ils gagnent ainsi leur argent de
poche. L'année suivante, j'ai donc poussé mes pitchounes à
en faire autant et comme rien ne vaut la valeur de l'exemple, j'ai ramassé
quelques galets lisses pour les peindre. Tous les enfants s'y sont mis,
chacun avec son style. Feutres, pastels, gouache, aquarelle nous avons tout
testé au fil des ans. Les sujets sont trèst variés.
Ils dépendent parfois de la forme du galet comme ce Snoopy, ou comme
l'oeuf de Fabergé, en dessous. Nous faisons aussi des séries
sur des thèmes : les vieux gréements, les oiseaux de l'ile
ou les poissons de mer. Nous avons là-bas aussi un Fan-Club qui nous
passe des commandes. La signature commune est C.J. comme Colombine Jubert,
of course. |
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Foulques a bien essayé de se proposer comme vendeur, mais on achète
plus volontiers à une petite fille. Colombine était l'élément
fort de notre force de vente. Vous la verrez à l'oeuvre en glissant
le mulot ci-dessus. Mine de rien, avec des prix entre 1 et 10 Euros, ils
ont très bien gagné leur vie. C'est mieux que d'être
assisté, n'est ce pas ? Pour leur apprendre la vie réelle,
je ponctionne un tiers du chiffre d'affaires pour financer les achats
de matèriel et les frais de logistique, puisque je fais le chauffeur
pour les emmener au marché avec leur lourde et encombrante production.
Fichtre ! Quand l'artiste est en vacances, c'est l'économiste qui
se réveille !
De l'influence de la peinture aborigène sur les oeufs de Fabergé
! Avouez que mon style gagne parfois à être épuré.
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